Quand la réflexion engage l’action

Institut de formation et d’expertise à destination des élus
au Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)
et au Comité d’entreprise (CE)

Où en sommes-nous depuis l'ANI de 2008 ?

Au cours des dix dernières années, il y a eu une forte mobilisation des pouvoirs publics sur les questions de harcèlement, de violence et de stress au travail. La succession des mesures prises pour préserver et améliorer la prévention de la santé mentale au travail a concordé avec une partie de l’actualité qui se faisait l’écho du mal être grandissant des salariés.

 

En témoignent les vagues de suicides survenues dans des entreprises telles que France Telecom, Renault ou dans des services publics tels que Pôle emploi. Cette prise de conscience a conduit à la transposition de l’accord-cadre européen sur le stress au travail, en droit français, dans l’accord national interprofessionnel de 2008 signé par l’ensemble des partenaires sociaux.

 

Les recommandations de cet accord ont été formalisées comme suit :

  • L’identification des situations de stress au travail par le suivi d’indicateurs et l’analyse des facteurs de stress ;
  • La mise en place d’un plan d’action pour prévenir, éliminer ou réduire le stress ;
  • La réévaluation des mesures prises et de leur impact.

 

Malgré la mise en place des mesures prévues dans l’accord dans certaines entreprises, la question des risques psycho-sociaux demeure.

 

Ainsi, cinq ans après la signature de l’ANI, il est intéressant d’analyser la manière dont ces questions ont été abordées, voire traitées, dans les entreprises des secteurs de la chimie et de l'énergie.

 

Par le travail réalisé actuellement dans le cadre des expertises CHSCT, nous observons deux formes de prise en charge de cette problématique.

En premier lieu nous constatons que trop souvent encore, la question des RPS reste cantonnée à celle de la souffrance des salariés. Même si l’entreprise doit être en capacité d’accueillir et d’entendre un salarié en souffrance ce n’est toutefois pas ce sur quoi elle doit axer sa réflexion et son action.

En second lieu nous assistons, de plus en plus, à une prise en charge juridique de la question de la santé mentale. Ceci externalise la problématique et tend à chercher des responsables « laissant ainsi de côté » les conditions de travail et/ou l’organisation du travail dans le cadre d’une approche préventive.

 

La thématique des RPS ne peut être abordée sans tenir compte de leurs manifestations dans les environnements professionnels.

 

Ainsi des focus spécifiques sont effectués entre :
  • RPS et conditions de travail
  • RPS et conduites addictives
  • RPS et organisation du travail
 
Outre la façon dont a été abordée cette thématique, nous nous sommes attachés à identifier et répertorier les moyens et réponses apportées par les directions et les collectifs de travail pour prendre en charge les RPS.

 

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Conditions de travail