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(commission santé, sécurité et conditions de travail et secteur économique)

Croissance épargnée pour l’économie française

Avec une croissance en demi-teinte, à 1,6 %, l’année 2018 a montré les fragilités de la reprise de l’économie française. Alors qu’en 2017, la France a enregistré sa meilleure croissance (2,3 %) depuis 2007 , avec un investissement des entreprises et des créations d’emplois au plus haut depuis dix ans, 2018 a été marqué par un net retournement conjoncturel. Entre la fin de l'année 2017 et la fin de l'année 2018, le PIB des principales économies est passé de 3,5 à 3 %. Toutes les zones, à l'exception des États-Unis, ont enregistré une baisse de leur croissance. Ce ralentissement résulte à la fois de facteurs globaux – tensions commerciales, diminution de la croissance chinoise, intégration des nouvelles normes dans le secteur automobile – et d'éléments propres à certains pays.

 

La croissance, en glissement annuel, est passée en l’espace d’un an de 2,8 % à la fin 2017 à seulement 1 % à la fin 2018. Les raisons de ce retournement sont à la fois externes et propres à l’économie française.

 

En 2019, la croissance serait tirée par la forte augmentation du pouvoir d’achat (+2,5 %), soutenue par les mesures socio-fiscales redistribuant aux ménages près de 12 milliards d’euros sur l’année (+0,8 point de revenu disponible brut) et la hausse significative du salaire réel (1,5 % en 2019 après 0,3 % en moyenne sur la période 2017-2018) liée notamment à la prime exceptionnelle défiscalisée pour les salariés et au ralentissement de l’inflation. 

 

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